Derrière moi
Nous avions toutes de bonnes intentions. Ne pas se perdre de vue, s'appeler, se visiter souvent. Un peu plus d'un an s'est écoulé et, déjà, on commence à s'éloigner. Je le sais, je le sens, je le vois. Vous me manquez, vous trois en particulier, toi Marie mon ex-coloc préférée, toi ma belle Vic adorée, toi ma super No toujours aussi épatante. Je pense beaucoup à vous. Et je me trouve ordinaire. De ne pas vous lâcher un coup de fil plus souvent. De ne pas vous écrire plus régulièrement. De ne pas faire plus d'efforts pour aller vous voir.
L'autre jour, j'ai rêvé à vous deux, Marie et Vic. Nous étions en voyage. J'étais en train de te parler Marie, de passer un commentaire quelconque, et tu m'as répondu que tu en avais plus qu'assez de moi. Que tu ne me considérais plus vraiment comme une amie. Que notre amitié s'arrêtait ici. Et toi, Vic, tu ne disais rien. En fait, tu ne disais rien, parce que tu pensais comme elle. Je me suis réveillée ce matin-là toute virée à l'envers. J'ai repensé à ce rêve longtemps après mon réveil et je me suis sentie triste. J'ai l'impression que de vous avoir perdu alors que vous faites partie des ces personnes qui comptent le plus pour moi.
Il m'arrive souvent de penser à vous, de me demander ce que nous ferions si nous étions réunies. Aux soupers que nous préparerions. Aux cafés qui s'étireraient. Aux bières vides qui s'accumuleraient sur le comptoir. Aux discussions existentielles. Aux angoisses partagées. À nos bonheurs, à nos peines, à notre vie tout simplement.
Avant que les larmes ne brouillent un peu trop mes yeux fatiguées, je vais m'arrêter ici. Vous me manquez les filles. Terriblement...