22 décembre 2006
L'instant d'un souper
Il y a de ces rencontres imprévues qui se transforment en une réelle partie de plaisir. La semaine dernière, chéri et moi étions invités à un souper. Souper qui ne m'emballait pas vraiment, car je n'y connaissais presque personne. Étant une fille plutôt timide lorsque je suis en terrain inconnu, je craignais de trouver le temps long. Immanquablement, je me suis retrouvée assise à côté d'une fille que je rencontrais pour la première fois... Mais parle, parle, jase, jase, on se rend compte assez vite que nous avons plein de points en commun. Tsé quand ça clique là, ben c'est ça!
Petite paranthèse. Chéri n'arrive pas à s'imaginer que je puisse trouver pénible de faire de nouvelles rencontres à l'extérieur des cadres scolaire et professionnel. [Je ne parle pas ici de simples connaissances, mais bien de "vrais" amis] Il comprend bien mal comment je peux savoir instantanément - ou presque - s'il y a une quelconque apparence d'amitié qui se profile au loin dès que je parle plus de cinq miniutes avec quelqu'un. Je le sens, je le sais, je le vois tout de suite. (Bon, ok, il m'arrive parfois de me tromper - certains de mes amis les plus proches sont des personnes que j'étais incapable de sentir au départ - mais c'est plutôt rare.)
Je disais, donc, qu'elle était géniale. Le genre de fille débordante d'énergie, qui passe son temps à rire et qui ne s'en fait visiblement pas avec la vie. Sympathique et vraie. À travers nos discussions purement féminines, on a échangé nos numéros de téléphone et on se revoit samedi, chez des amis communs à quelques coins de rue de chez nous. J'imagine que nous aurons tout autant de plaisir, et qui sait, peut-être que cette soirée marquera le début d'une grande amitié! :)
Du fin fond de ma région, à travers un emploi solitaire, sans collègue, et d'amis qui se comptent trop bien sur les doigts d'une main depuis mon retour... maudit que ça fait du bien!
30 novembre 2006
Propres propres propres, ces savons
Depuis plusieurs mois déjà, je n'utilise plus les savons des grandes marques commerciales. Je me les procure plutôt dans une savonnerie de La Baie bien sympathique, l'Economusée Savonnerie Olivier.
C'est un véritable plaisir que de choisir ses savons parmi une variété vraiment impressionnante. Les couleurs, les odeurs, les propriétés, les formes. Pour le visage, pour les cheveux, pour stimuler, pour relaxer, pour vivifier, pour les bébés, pour les hommes, pour le ménage. Aux fruits, aux huiles essentielles, aux herbes. Il y en a vraiment pour tous les besoins et tous les petits caprices!
Lors de ma dernière visite, je suis repartie avec un savon de tous les jours à base d'huile d'olive et de lait de chèvre, un autre pour les matins plus difficiles qui, fabriqué à partir d'huile essentielle de coriandre, a la propriété de stimuler et un savon exfoliant à la citronnelle vraiment efficace.
Depuis que j'utilise leurs savons, ma peau est moins sèche et elle ne tiraille plus. (Habituellement, c'est l'enfer à cette période-ci de l'année) En plus, leurs produits sont naturels, biodégradables et écologiques : ils ne contiennent ni produits chimiques irritants, ni gras animal, ni couleurs artificielles, ni arômes de synthèse. Et ils durent tellement plus longtemps que les savons commerciaux.
De plus, pour ceux que ça intéresse, la savonnerie présente des démonstrations de la fabrication artisanale des savons. Je vous ai mis le lien vers le site Internet, sur lequel on peut zieuter les produits et même commander en ligne. Génial!
23 octobre 2006
La reine des bois
Ça faisait longtemps que mon homme voulait que je l'accompagne à son camp de chasse. Alors, voilà, c'est fait! Je m'y suis rendue ce week end.
Pendant deux jours, je me suis sentie comme la reine des bois. J'ai été traitée aux petits soins. On m'a fait les repas et on s'est assuré à tout moment que j'étais bien. Confortable? Pas froid aux pieds? Bien dormi ? Veux-tu ceci? Veux-tu cela? Tu prends un café? Un biscuit? Un autre bol de soupe? T'es sûre que tu n'en veux pas? Sois pas gênée là!
Le samedi matin, quand on s'est levé, la première neige de l'hiver — celle qui transforme le paysage en un coin magnifique, celle qui nous donne l'impression de se réveiller dans un autre monde — recouvrait les arbres.
J'ai toujours trouvé la forêt préhivernale très triste. Avec ses arbres dénudés et grisâtres, elle me semble déprimée. Mais habillés de cette douce couverture blanche, les sentiers reprenaient vie. On s'est d'ailleurs promenés en VTT tout l'avant-midi.
Les plus belles nuits sont celles où l'on dort bien blottie contre son homme dans un lit trop petit, dans la noirceur totale. Dans le fin fond du bois, on dirait que c'est plus vrai, plus intense, plus intime.
De beaux moments. Je le comprends maintenant quand il me dit ne pas toujours avoir envie de revenir à la civilisation...
Mais bon, deux jours, c'est bien assez! :)
Difficile de croire que le secteur a subi une coupe à blanc dans les années 70...
14 octobre 2006
Journée d'automne
En fin de semaine dernière, je me suis rendue au chalet de mes parents. Je ne pouvais pas mieux tomber avec le beau soleil, le léger vent et les vagues sur la rivière. C'était magnifique de voir les couleurs des arbres. J'en ai profité pour marcher dans le bois, relaxer avec ma famille et jouer une partie de poches, que j'ai lamentablement perdue ;)
C'est probablement la dernière fois que je m'y rendais avant le printemps. C'est d'ailleurs dans ces moments que je me rends compte que je ne profite pas assez de cet endroit. Malgré le bel été que nous venons d'avoir, je n'y suis allée qu'une demi-douzaine de fois. Je sais, c'est ordinaire quand on a accès à un aussi beau coin. Je tenterai de faire mieux l'été prochain!
13 octobre 2006
Une bière et un burger
Hier soir, je suis allée retrouver une amie pour un 5 à 7 improvisé. J'avais besoin de parler de ces questions existentielles qui envahissent ma vie... mon emploi, ma relation de couple, ma vie future, tout y est passé. C'est donc autour d'un burger et d'une Blanche de Chambly que nous avons discuté...
J'ai longtemps considéré mon retour quelque peu forcé dans ma région natale comme une forme de recul, à la limite de l'échec... d'autant plus que l'homme qui partage ma vie est une personne que je côtoie depuis que je suis toute jeune. Non seulement je reviens en région, mais je trouve le moyen de fréquenter un gars que je connais depuis toujours. Comment ne pas voir ça comme un recul? Vive la nouveauté ;)
Il m'arrive parfois de me demander si j'ai tout chamboulé le chemin qui m'était tracé et à quoi ressemblerait ma vie si j'avais suivi mes premières envies. Le questionnement ne dure jamais longtemps : si je n'étais pas revenue, je ne serais pas avec un homme aussi merveilleux et attentionné! De toute façon, aujourd'hui, je peux vous assurer que je veux faire ma vie ici, et nulle part ailleurs. Vraiment.
Le plus dur, c'est de quitter une vie remplie d'amis et d'activités pour une vie "de région", tranquille, où les amis se comptent sur les doigts d'une main, les autres ayant quitté eux aussi le coin. Oui, je vous l'accorde, je bouge moins, ma vie sociale en a pris un coup, les magasins se résument à pas grand-chose, les activités sont plutôt rare et ne parlons même pas des endroits géniaux pour une bonne bouffe. Mais je suis bien. Bien dans ma tranquilité. Bien avec mon homme.
Mon retour m'a également permis de renouer avec une amie du cégep qui s'est réinstallée ici quelque temps après moi. Une amie que j'avais revu à deux ou trois reprises à l'université. C'est avec elle que j'étais en train de déguster ce burger, cette amie avec qui je fais de la cuisine toutes les deux semaines, avec qui je suis des cours de danse, avec qui je peux discuter de n'importe quoi, bref, avec qui je m'entends remarquablement bien!
Merci d'être là!




